Sous influence

Image : Lise Tailor

En cette période propice aux achats (entre le Black Friday et les cadeaux de Noël, c’est l’univers qui semble s’aligner pour nous pousser à faire circuler des euros), je me pose la question de savoir ce que j’aime. Les goûts et les couleurs, l’expression voudrait qu’on n’en discute pas. Seulement voilà, je me demande d’où viennent mes goûts quand il s’agit de couture et de tricot.

Il me semble que je peux dire que je suis quelqu’un de sensible au marketing. Ce n’est pas facile à écrire, j’aimerais me dire que je suis une personne totalement indépendante qui fait ses propres choix sans être influencée par le monde extérieur. Sauf que, nous sommes tous le produit de notre environnement. Il est impossible de ne pas être influencé par le monde qui nous entoure.

Par exemple, quand les slims ont commencé à être à la mode, je détestais ça. Puis, petit à petit, à force d’en voir partout et sur tout le monde, mon œil s’est habitué et c’est devenu la norme. Aujourd’hui, je ne porte plus que des jeans slims. Idem pour les baskets blanches. Quand « tout le monde » s’est mis à porter des Stan Smith blanches, je me suis demandée ce qu’ils trouvaient tous à ces chaussures. Et finalement, l’année passée, je me suis achetée une paire de Veja blanches (paye ton cliché de trentenaire bobo).

Image : Zalando

Avec les réseaux sociaux, et tout particulièrement Instagram pour ma part, je suis parfois submergée par les dernières nouveautés à la mode (on en parle du matraquage sur la Cricut Maker, j’en garde encore des séquelles). À force de voir quelque chose (un patron, un tissu, une laine), parfois cela crée une envie. Comment savoir si on en a vraiment envie parce que cela correspond à nos goûts personnels ou parce que c’est un objet de convoitise à la mode plébiscité par tous les influenceur.se.s / créateur.rice.s de contenu ? Par exemple, la dernière collection de Lise Tailor me fait envie, mais est-ce à cause de l’aura de la marque et de sa popularité ou parce qu’elle correspond à mes goûts personnels ? Je n’ai pas la réponse, sûrement un peu des deux.

Évidemment, c’est aussi le but des réseaux sociaux que les marques puissent en faire une utilisation commerciale pour pouvoir monétiser leurs services. Le plus important, selon moi, est d’avoir conscience de cette influence pour pouvoir tenter de faire la part des choses entre ce qu’on veut vraiment, qui va nous faire réellement plaisir et qu’on sera encore content d’avoir dans plusieurs mois, et ce qui va nous faire plaisir sur le moment même mais dont on se rend compte rapidement qu’on aurait pu s’en passer (bref, un achat compulsif). On en parle de ce tissu Atelier Brunette, acheté lors de leurs ventes de coupons et qui est encore dans mon stock après plusieurs années …

Finalement, je pense que la vraie question est : qu’est-ce qui me fait plaisir ? Si je suis heureuse quand je couds ou que je tricote, que ce soit par le choix du patron, du tissu ou de la laine, alors j’ai tout gagné. C’est une question d’équilibre entre se faire plaisir et être raisonnable écologiquement et économiquement.

Et vous, êtes vous sous influence ? Dites-moi tout !



2 commentaires sur “Sous influence”

  • Quelle bonne question ! Bien sur que nous sommes influencées par notre environnement ! Mais c’est aussi notre choix de nous exposer plus ou moins à ces tentations. Par exemple, sur insta, j’ai fait pas mal de ménage parmi les comptes professionnels (vendeurs de tissus, de patrons ou autres) pour ne garder que quelques uns (ex : mars-elle en tissu car c’est bio et deer&doe car j’aime leurs patrons en général mais aussi d’autres, hein, c’est dur de se couper complètement). Pis j’ai aussi fait le ménage dans les comptes où j’ai finalement l’impression qu’on fait de la pub pour un patron ou un tissu qui vient de sortir (d’ailleurs, je suis pas loin de faire encore un peu de ménage, l’agacement remonte). Quand chaque publication n’est que pour montrer un nouveau patron ou un nouveau tissu, je zappe.
    Mais c’est vrai qu’on n’est jamais à l’abri d’un achat compulsif même si on essaye de se soigner …

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